Edito
Copenhague face à la vérité des chiffres

Un rapport de un à deux. C’est l’écart qui existe entre les objectifs
envisagés par les pays développés pour la réduction de leurs émissions
de gaz à effet de serre d’ici 2020 et les nécessaires efforts à
fournir pour limiter l'augmentation de la température moyenne.
par Dorothée Laperche,
Rédactrice en chef adjointe, Vertitude Magazine
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En regard : une fourchette de 10 à 24 % et une autre de 25 à 40 %.
La première est le résultat de l'addition des promesses qui sont faites par l’ensemble des pays développés et le projet de loi américain sur le climat Kerry-Boxer, la seconde les recommandations du Giec pour espérer avoir une chance sur deux de limiter la hausse des températures à 2 degrés avant 2050.
Du 7 au 18 décembre à Copenhague, la communauté internationale est censée trouver un accord qui permettra de lutter contre le réchauffement climatique et succéder au Protocole de Kyoto. Aujourd'hui, l'espoir de parvenir à un "Protocole de Copenhague" se réduit comme une peau de chagrin. Même si les présidents américain Barack Obama et chinois Hu Jintao, qui dirigent les deux pays les plus polluants, ont assuré, lors de leur rencontre, travailler pour « obtenir un accord qui couvre toutes les questions dans les négociations et (qui) ait un effet immédiat ».
La plupart des experts estiment que les discussions à Copenhague déboucheront sur un accord politique qui pourra ensuite être finalisé en un traité ou protocole au cours de l'année 2010. Cette option permettrait aux Etats-Unis de disposer de plus de temps pour faire adopter leur projet de loi par le Congrès et ainsi de ratifier le traité.
Reste désormais à espérer que les objectifs des différents acteurs seront à la hauteur des enjeux.