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Echanger autour du développement durable pour passer à l’action

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Du 30 septembre au 1e octobre se tiendra la 4e université d’été de l’environnement sous le thème « Eco-entreprendre pour un autre développement ». L’événement est organisé par le réseau des éco-entreprises en Rhône-Alpes (Appel). Son président, Jean-Michel Mondot, souhaite que le retour sur les bonnes pratiques donne l’impulsion nécessaire pour que de nouveaux acteurs lancent des actions de développement durable.






> Quel est l’objectif de ces 4e université d’été de l’environnement ?
Nous voulons mettre en avant des expériences concrètes en développement durable pour montrer qu’il est possible de passer à l’action. Cet événement s’organisera autour de problématiques de fond, et non de problèmes techniques en particulier. Nous aborderons l’éco-management, notamment par les thématiques de politique d’achat responsable et de communication auprès du grand public. L’éco-production fera l’objet d’un second volet. Les ateliers porteront par exemple sur la valorisation des matières premières, l’éco-conception et l’efficacité énergétique. Puis sera abordée la construction, par exemple par le biais de la qualité de l’air et de la performance énergétique. Le dernier volet sera consacré à l’éco-aménagement. Seront discutés les plans Climat, la gestion des déplacements et la préservation des milieux naturels en ville.

Ces thématiques sont en perpétuelle amélioration, et nous souhaitons nous retrouver chaque année pour discuter des avancées et partager nos expériences.

Vous êtes président du bureau d’étude en acoustique et vibrations Acouphen environnement. Comment seront abordées les questions d’acoustique lors de cet événement ?

Il n’y aura pas d’atelier spécifiquement dédié à l’acoustique, mais cette thématique sera davantage développé lors de deux exposés. Le premier portera sur l’intervention d’acousticiens lors de chantiers en sites urbains, et le second détaillera la prise en compte de l’impact sonore d’une zone industrielle pour sa requalification. L’industriel et la commune ont travaillé ensemble pour définir les seuils acoustiques acceptables, dans le cadre d’un agenda 21.

Aujourd’hui, comment le confort acoustique devrait-il être pris en compte au sein des problématiques de développement durable ? 

Nos acousticiens ne travaillent plus uniquement entre eux. Ils sont répartis dans divers groupes de travail, par exemple sur les chantiers propres et les zones d’aménagement concertées (les anciennes ZUP). Tous les métiers doivent travailler ensemble, en amont de la conception des appareils et des bâtiments. Il n’est pas possible de privilégier une approche d’économie d’énergie, et faire ensuite intervenir des problématiques thermiques et acoustiques. Un bâtiment thermiquement parfait ne sera pas habitable si son confort acoustique est médiocre. Nous devons également veiller à ne pas impacter sur l’efficacité des appareils. Prenons l’exemple d’un ventilateur. Comme son mécanisme provoque un certain bruit, diminuer la nuisance sonore au-delà d’une certaine limite va diminuer l’efficacité de ce ventilateur. Il est donc indispensable de travailler ensemble, par une approche pluridisciplinaire.

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