Eco-Emballages / Mal placé

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Vous connaissez la différence entre un crocodile et un alligator ? C’est caïman la même chose… Parfois, l’argent qu’on place dans des îles au nom d’animal à longue mâchoire n’est pas facile à récupérer. C’est, à peu de choses près, la mésaventure arrivée à Eco-Emballages, société agréée par les pouvoirs publics pour financer la collecte sélective et la valorisation des déchets d’emballages ménagers. Mais il est un peu facile d’invoquer la fatalité ou des facteurs extérieurs comme la crise financière pour s’excuser. Cette affaire — qui permet à notre magazine Environnement & Technique et à son spécialiste des déchets d’avoir les honneurs de la « grande presse » (Libération du 11/12, Les Echos du 12/12) — pose plus de questions qu’elle ne donne de réponse.
Pourquoi avoir confié l’argent destiné aux collectivités locales à des fonds à risques qui ne garantissent pas le capital investi ? Pourquoi cet argent a-t-il atterri sur un paradis fiscal ? Pourquoi personne n’a réagi, selon la version officielle, avant le 21 avril 2008 alors que ce type de placements durait, de l’aveu même d’Eco-Emballages, depuis presque l’origine de la société en 1993 ? Quels rôles ont joués le commissaire aux comptes, les censeurs d’Etat (qui siègent au conseil d’administration) et les administrateurs dans cette affaire ?
L’histoire est loin d’être finie. A suivre…



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