Tricastin : 74 kg d’uranium déversés dans la nature
Illustration a paraître dans Vertitude n° 31

© Julien Wolga
Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 74 kg d’uranium se sont déversés dans la nature, à proximité du site nucléaire du Tricastin. L’accident - le débordement d'une cuve d'effluents radioactifs - est survenu dans les installations de Socatri, une filiale d’Areva spécialisée dans la décontamination de matériels et la récupération de l'uranium. Areva a reconnu publiquement « un manque de coordination évident entre les équipes en charge des travaux et celles responsables de l'exploitation » et a estimé que ce rejet accidentel n'a eu de conséquence « ni sur la santé des personnels et des riverains, ni sur leur environnement ». Un constat partagé par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Néanmoins, l’ensemble des nappes phréatiques se trouvant à proximité de centrales nucléaires françaises, conformément à une décision prise par le MEEDAAT, feront l’objet de nouvelles analyses.
Suite à la découverte d'une nouvelle fuite, chez une autre filiale d'Areva, à Romans-sur-Isère, le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo a déclaré vouloir « tout remettre à plat » en matière de procédures de contrôle, de surveillance de l'environnement et d'alerte en cas d'incident nucléaire.
Dernière minute : mercredi 24 juillet, la direction d'EDF a annoncé qu'une centaine d’employés a été “légèrement contaminée” par des radio-éléments. Un incident classé niveau “0” par l'ASN.
Ndlr : L’origine de la contamination des nappes phréatiques à proximité du Tricastin n’est pas encore déterminée avec précision. La présence sur le site de 770 tonnes de déchets radioactifs d'origine militaire, entreposées à « ciel ouvert » pourrait expliquer les taux anormaux d'uranium enregistré.