Chantiers de dépollution : confiner pour protéger
Les chantiers de dépollution des sols font intervenir de nombreux exécutants dont l’action doit tenir compte des risques sanitaires, mais également intégrer la gestion des nuisances engendrées (bruit, odeurs, poussières, …) notamment lors des phases d’excavation. Le confinement des chantiers apporte une aide précieuse dans ce contexte.
Christophe CHAPUIS,
Locabri - Icare Industries
La pollution du sol est une altération du biotope dû à l’introduction de substances toxiques pouvant entrainer une perturbation de l’écosystème. Ces pollutions sont généralement l’héritage de notre passé industriel ou la conséquence d’accidents ou encore d’actes illicites. Différentes sources contaminent les sols urbains, périurbains industriels ou agricole via la combustion de charbon, de pétrole, de déchets, de chimie fine … Le Ministère en charge de l’environnement a recensé en France plus de 300 000 sites industriels ou de services, anciens ou actuels, potentiellement pollués.
La dépollution des sols
Quitter un site que l’on a pollué ou aménager une zone contaminée nécessite une action de nettoyage de dépollution. De nombreux acteurs, maîtres d’œuvres ou exécutants interviennent dans ce contexte.
Le marché de la dépollution s’est largement développé au cours des deux dernières décennies grâce à une plus grande prise en compte de la réglementation, une nette progression des outils méthodologiques et l’expansion du marché immobilier. Aujourd’hui la pression est tout autant politique que sanitaire, les projets de densification urbaine accentuent en effet le besoin de traitement.
En fonction du contexte, différentes techniques peuvent être employées. Elles se déclinent en trois grandes familles : le traitement in-situ (traitement sur site sans excavation), sur site (traitement avec excavation et traitement sur site) et le traitement hors site (excavation et traitement dans un centre spécialisé). En fonction du type de polluants et de la concentration rencontrée, plusieurs méthodes sont ensuite développées.
La politique nationale spécifie que les travaux de réhabilitation à réaliser doivent prévenir l’apparition ou la persistance de risques ou de nuisances pour l’homme ou pour les autres cibles identifiées (écosystèmes, ressources en eau…).
Lors des phases de travaux, les exécutants doivent mettre en œuvre des chantiers intégrant bien évidemment les risques sanitaires, mais également la gestion des nuisances engendrées (bruit, odeurs, poussières, …) notamment lors des phases d’excavation.
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